|
Les humains ont sélectionné génétiquement plusieurs lignées de chèvres spécifiquement pour leur capacité à produire de la viande.
Quelques-unes d’entre elles sont devenues les races d’aujourd’hui, pendant que d’autres commencent tout juste à en posséder les traits distincts et à les transmettre à leurs petits.
Les types de chèvres de boucherie d’Amérique du Nord incluent :
La chèvre Boer sud-africaine
La chèvre Boer Sud-Africaine est une race qui a été améliorée au cours des années. Elle a été développée originalement en croisant des chèvres indigènes avec des chèvres européennes, Angora et indiennes.
Le mot «Boer» veut dire «fermier» en hollandais et a probablement été utilisé pour distinguer ces chèvres des Angora importées en Afrique du Sud au 19e siècle.
Les éleveurs de chèvres sud-africains ont commencé à sélectionner des animaux compacts et musclés. Ceci a eu comme résultat de produire une lignée de chèvres à croissance rapide avec une carcasse développée et une bonne fertilité, combinée à un patron de couleurs très distinctif (corps blanc et tête rouge).
Le Registraire sud-africain a été établi en 1959 et les standards de race ont été adoptés. La première génétique de chèvres Boer d’Afrique du Sud a été exportée vers l’Australie et la Nouvelle-Zélande en 1987 et, après une quarantaine de 5 ans, est devenue éligible pour l’exportation.
L’industrie de la chèvre Boer au Canada a commencé en 1993 lorsqu’une compagnie Néo-Zélandaise a apporté les premières lignées de chèvres Boer en Amérique du Nord. Puis, l’année suivante, les éleveurs canadiens ont commencé à importer des embryons congelés directement d’Afrique du Sud.
La chèvre Spanish
Les chèvres Spanish sont les descendantes de chèvres apportées aux États-Unis par les premiers colons de Nouvelle-Angleterre.
Elles ont migré vers le sud et se sont probablement croisées à des chèvres apportées au Texas et au Mexique par les premiers colons espagnols. Leurs ancêtres sont très diversifiés. Leur environnement accidenté les a modelées en chèvres rustiques et de petite taille.
Quelques éleveurs ont sélectionné les chèvres Spanish pour améliorer leur rendement en viande en ne gardant que les boucs les plus gros ou les plus viandeux pour accoupler aux femelles.
Des boucs de race Nubienne ont parfois été utilisés dans les croisements pour améliorer leur taille, la production laitière des femelles et l’état de chair des chevreaux.
Ces chèvres sont maintenant connues sous le nom de Spanish. Leurs couleurs sont variées et on leur laisse généralement leurs cornes. Leurs oreilles sont pendantes, mais plus petites que celles de la Nubienne. Plusieurs produisent du cachemire sous leurs poils d’hiver.
La chèvre Kiko de Nouvelle-Zélande
La chèvre Kiko a été produite en Nouvelle-Zélande et est le résultat de la sélection de chèvres sauvages, qui démontraient une bonne conformation en muscles, croisées avec des boucs de race Saanen et Nubienne pour améliorer leur rendement en lait et son contenu en gras.
La progéniture de ces animaux qui se développait le mieux (tel que mesuré par le gain de poids) dans des conditions plutôt rudes a été choisie comme base pour les générations futures.
Les Kiko ont des oreilles semblables aux Spanish, mais sont habituellement plus larges. Elles sont souvent blanches comme leurs ancêtres Saanen.
La chèvre Tennesse (myotonique)
En 1880, un groupe de chèvres myotoniques a été identifié sur une ferme du Tennesse.
Myotonique est une condition qui fait que leurs muscles se raidissent aussitôt qu’elles sont effrayées ou surprises. Parfois ils se raidissent tellement vite qu’elles tombent sur le côté ! Cette découverte a été à l’origine de la Tennessee Stiff-Leg (jambe raide) aussi appelée la Fainting Goat (la chèvre qui s’évanouit).
Ces chèvres peuvent être de plusieurs couleurs et ont des oreilles en forme d’ailes d’avion (même forme que celles de la Alpine, mais ne sont pas dressées, seulement droites de chaque côté de la tête).
Des éleveurs du Texas, de la ferme Onion Creek, ont choisi de ne garder de cette population que les chèvres qui étaient les plus grosses et qui avaient les plus gros muscles.
Graduellement, ils ont produit des chèvres plus larges et plus lourdes que celles des lignées d’origine. Elles sont connues sou le nom de chèvre Tennesse. Parce que leurs muscles se raidissent et se relâchent tout le temps, ça donne un quartier arrière plus musclé, une viande plus tendre et un ratio élevé de viande par rapport à l’os.
Source : Cahier d'activités: juniors, publié en 2005 par l'Association canadienne de la chèvre de boucherie. Reproduit avec permission.
|